Après avoir impressionné la France du rugby face à La Rochelle, il y a deux semaines, George Smith retrouve Mayol et son poste de troisième ligne aile. L'occasion d'évoquer avec l'Australien la rencontre d'aujourd'hui face à Brive, sa pige gagnante au poste de demi de mêlée, son avenir et son action en faveur des sinistrés du Queensland. Comment sentez-vous le groupe à quelques heures du match face à Brive ? Le match de La Rochelle est derrière nous. Notre prochain défi est de battre Brive aujourd'hui en sachant qu'au match aller, cette équipe avait inscrit beaucoup de points face à nous (27-9). Pour l'heure, nous sommes pleinement concentrés sur ce match. Vous reverra-t-on évoluer au poste de demi de mêlée comme face à La Rochelle ? Avec un peu de chance, je pourrai jouer « neuf », « dix », «douze » ou pourquoi pas à l'arrière (rires) . Peu m'importe le poste, mais en premier lieu, je joue en troisième ligne. Avez-vous déjà évolué à la mêlée quand vous étiez plus jeune ? Non, pas du tout, mais vous savez, en tant que joueur vous développez une technique individuelle et une observation des autres qui vous permet de jouer à pratiquement tous les postes. Et puis, avec la confiance des entraîneurs, j'ai pu tenir le poste sans trop de soucis. Vous êtes-vous toujours intéressé à ce poste ? Comme je joue en troisième ligne, je suis le lienentre le cinq de devant et les troisquarts.
Je suis relativement proche du demi de mêlée et du demi d'ouverture, ce qui me permet de connaître pas mal de choses sur les passes et le positionnement. Par rapport à la saison prochaine, vous avez signé un précontrat de trois ans avec le club japonais des Sanyo Wild Knights, mais le RCT veut vous conserver une année de plus. Où en êtes-vous dans les négociations ? Je n'ai aucune annonce à faire pour le moment. Je n'ai jamais parlé de négociation de contrats avec la presse et je ne compte pas le faire maintenant. Vous aurez des nouvelles dans quelques semaines. L'hypothèse de rester à Toulon le temps de la Coupe du monde (septembre et octobre 2011) ou un peu plus vous séduit-elle ? Pour le moment, je prends beaucoup de plaisir à m'entraîner et àjouer avec cette équipe. Je me suis fait de bons amis et ma famille se plaît beaucoup ici. C'est tout ce qui compte pour l'instant. Un mot sur l'enchère que vous avez lancée en faveur des sinistrés des inondations qui ont frappé le Queensland, fin décembre (lire Varmatin du 7 février) . Cette démarche est-elle de votre propre initiative ? Les inondations qui ont frappé le nord du Queensland, mais aussi l'État de Victoria sont un grand désastre (1).
Que ce soit moi ou mes compatriotes Mafi Kefu, Fotu Auelua et Matt Henjak, nous nous sentons tous concernés par ce qui se passe dans notre pays. Ce n'est donc pas seulement mon idée mais celle de tous les joueurs australiens du RCT. Pour mettre en place le projet, nous avons eu l'aide de l'hôtel Dolce Frégate à Bandol et du restaurant Les Pins Penchés à Toulon. La Fédération australienne de rugby, quant à elle, s'est occupée de mettre en place l'enchère et je les en remercie (2). Quel est l'esprit de cette démarche ? Le gagnant de l'enchère et son invité se verront offrir un vol aller-retour Sydney-Nice. Ce qu'il y a de bien, c'est qu'ils ne resteront pas qu'à l'hôtel et pourront suivre l'équipe dans les jours qui précèdent un match (Stade Français le 1er ou le 2 avril), le public toulonnais, mais aussi découvrir
Toulon et sa région. Je pense qu'il y a des similitudes entre Français etAustraliens, notamment en ce qui concerne les dons aux personnes dans le besoin. 1. Le dernier bilan fait état de 35 morts et de milliers de sans-abri. 2. Ouverte début janvier, l'enchère a déjà atteint 11 009 dollars australiens, soit 8 100 euros. Elle est consultable sur le site australien de vente aux enchères www.graysonline.com jusqu'au 6 mars prochain, date de la cloture.
Lieu-dit Fregate, Route de Bandol, RD 559, Saint Cyr sur Mer 83270, FRANCE